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Droit de la famille et divorce :
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Il y a 6 noms dans ce répertoire commençant par la lettre É.
É

Élément d’extranéité
On parle d’élément d’extranéité lorsque la situation juridique met en cause les lois de différents pays, c’est-à-dire plusieurs droits nationaux.
La nationalité, le lieu de résidence ou la localisation des biens peuvent constituer des éléments d’extranéités.
A titre d’exemple, en présence d’éléments d’extranéités dans le cadre d’une procédure de divorce, le juge compétent et la loi applicable varient. Pour plus de renseignements, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant : le divorce international .

Émancipation
L'émancipation est l'acte par lequel un mineur est juridiquement assimilé à un majeur et peut accomplir seul les actes nécessitant en principe la majorité. Exemple : un mineur peut contracter mariage avant 18 ans s’il est émancipé.

Époux
Un époux est une personne unie à une autre par les liens du mariage. Les époux peuvent être de sexes différents ou bien de mêmes sexes. Lorsque deux personnes sont mariées, ils sont appelés conjoints (à différencier des partenaires unis par le PACS, et des concubins unis par le concubinage).
Pour se marier, les personnes doivent en principe être majeure.
Par exception, un époux émancipé ou non peut se marier sous certaines conditions cumulatives : dispense du procureur de la République, autorisation des parents ou d’un seul des parents si l’un d’eux n’est pas en mesure de manifester sa volonté.
Pour se marier, le consentement des époux doit être libre et éclairé.

Équité
L’équité est un principe, une vertu, consistant à adapter son comportement en fonction du juste et de l’injuste.
L’idée est qu’il faut respecter ce qui est dû à chacun.
Néanmoins, depuis l’Ancien Régime, l’équité est assimilée au libre arbitre des juges dans le règlement des litiges. Cela se traduit notamment par l’adage suivant : « Dieu nous garde de l’équité des Parlements ».
De nos jours, l’équité est une notion reprise par l’article 270 du Code civil. Selon ce texte, le le juge se réserve la possibilité de ne pas accorder de prestation compensatoire à un époux si l’équité le commande.

État des personnes
L’état des personnes est l’ensemble des règles qui définissent la personnalité juridique d'une personne physique. L’état des personnes comprend le sexe, le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, la filiation, la situation maritale, le décès. L’état des personnes est une notion d’ordre public.
L’état des personnes est traditionnellement envisagé comme étant indisponible.
Pour autant, les évolutions récentes donnent une importance croissante à la volonté.
C’est ainsi que la Cour de cassation a admis, sur le fondement du droit au respect de la vie privée, le changement de sexe des personnes transsexuelles sur leur état civil.
De même, les parents bénéficient aujourd’hui d’une plus grande liberté dans le choix du nom de leur enfant.

Évocation
L’évocation est une technique utilisée par les juges de la Cour d’appel.
Lors d’un contredit, cela permet à une cour d’appel d’attraire à elle l’ensemble des éléments de fait et de droit alors même qu’elle n’avait été́ saisie que de certains d’entre eux. Pour s’emparer de l’intégralité́ du litige, une cour d’appel saisie du contredit doit être la juridiction compétente relativement à la juridiction qu’elle estime compétente.
La faculté́ d’évocation est subordonnée au fait que la cour estime de bonne justice de donner à l’affaire une solution définitive après qu’elle a ordonnée le cas échéant une mesure d’instruction.
L’évocation est facultative en procédure civile alors qu’elle est obligatoire en procédure pénale.

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Le domicile conjugal : Attribution jouissance gratuite ou onéreuse

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Définition du domicile conjugal

Le domicile conjugal, aussi appelé « logement de la famille » correspond à la résidence principale de la famille c’est-à-dire l’endroit où cette dernière vit de manière stable et habituelle.

Il s’agit d’un lieu de résidence effective. En ce sens, « un immeuble qui sert de résidence secondaire aux époux, et non de résidence principale, ne constitue pas le logement familial » (Civ 1ère, 19 octobre 1999, n°97-21.466).

Le domicile conjugal est le « lieu que les époux choisissent d’un commun accord » (article 215 alinéa 2 du Code civil).

Peut-on quitter le domicile conjugal sans divorcer?

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Définition de l’abandon du domicile conjugal

L’abandon du domicile conjugal est le départ brutal ou sans motif légitime d’un époux de la résidence commune. Le domicile conjugal est le lieu où vous établissez vos principaux intérêts. Concrètement, c’est le lieu de votre résidence commune. Juridiquement, on parle de « logement familial ». Le logement familial bénéficie d’un statut à part.

La communauté de vie étant une obligation née du mariage, l’abandon du domicile conjugal constitue un manquement au devoir de cohabitation (article 215 du Code civil). 

Pour les couples mariés, l’abandon du domicile conjugal est une faute

L’ASE : L’aide sociale à l’enfance

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Quel est le rôle de la protection de l’enfance ?

La protection de l’enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation (article L112-3 du Code de l’action sociale et des familles).

L’ASE apparait comme l’un des acteurs de la protection de l’enfance.

Définition de l’ASE

L’aide sociale à l’enfance est un service départemental dont les missions sont définies par l’article L221-1 du Code de l’action sociale et des familles (CASF).